Mission « sac à dos »

J’ai le plaisir de vous annoncer le lancement officiel de l’opération :
« Porte mes mots avec ton petit sac à dos! »

Opération « Porte mes mots avec ton petit sac à dos ! »

Cette mission échoit à chacun de mes livres publiés.

Leurs objectifs :
- Parcourir le monde
- Pulvériser les frontières
- Rencontrer les lecteurs
- Faire vivre le livre autrement

Leurs moyens : chacun de mes livres publiés armés de son petit sac à dos, d’une étiquette explicite collée sur le front et de cartes de visite part en voyage, destination les quatre coins du monde.

Le pari : comme deux Français dans un hôtel au bout du monde, mon livre et le lecteur auront besoin de se rapprocher.

Pour partager cette aventure livresque extraordinaire, rendez-vous ici même à la page « Porte(mes)mots » et sur Facebook (www.facebook.com/Ln.Caillet)

Souhaitons leur bon voyage et bonne chance !

Non classé | Commentaires fermés

Site en mode « Pause » !

Certains parlent de revirement, de reconstruction, de changement de direction, de nouveaux horizons…
D’autres, de grande lessive, de nettoyage de printemps.
Moi, je dis : on verra le résultat! Il faut juste être patient…

Non classé | Commentaires fermés

Joyeux Noël à tous les laissés-pour-compte !!!

Je souhaite un joyeux noël à tous les dictionnaires qui ne voient jamais le jour...

Non classé | Commentaires fermés

C’était à Paris…

Non classé | Commentaires fermés

Ln Caillet en dédicace au Salon du Livre de Paris !

Le salon du Livre de Paris, c’est du 20 au 23 mars 2015 !
Un évènement à ne pas manquer ! Je suis heureuse de vous annoncer que je dédicacerai mon dernier livre « Le Collectionneur de maisons » paru aux éditions EnVolume.

Pour me rencontrer, il suffit de vous rendre au stand C79.
Je vous y attends le dimanche 22 mars de 14 h à 16 h…

...avec le sourire !

Non classé | Commentaires fermés

Vous avez reçu un message…

Bonne Année !

Un message se cache dans cet extrait du Collectionneur de maisons. Parviendrez-vous à le découvrir? Besoin d’un indice? Il s’agit de mes vœux !

Solution du jeu en fin d’article !

Extrait du Collectionneur de maisons
(…)

Pourquoi Jésabel Pralin n’avait-elle pas voulu lui faire visiter la cave ? Ferdinand se souvint de la femme et de son visage en forme de porte blindée. Impossible de l’appeler pour le lui demander. En plus, même si elle condescendait à lui répondre, elle le musèlerait d’un « oui, il y a bien une cave derrière cette porte et alors ? ».

Et alors ? Cette porte interdite, cette pièce à son attention dérobée, c’était comme les tableaux arrachés aux murs et les paroles mécaniques de la femme robot : un code à déchiffrer. Quand il aurait la clé, il retournerait voir Jésabel Pralin et il la ferait parler.

*

La bibliothèque restait ouverte au public jusqu’à vingt heures : une bonne nouvelle pour Ferdinand peu pressé de rentrer chez lui. Auparavant, il avait rendu visite au notaire de la famille Pralin. L’agent immobilier n’avait pas eu de mal à obtenir un rendez-vous, car l’officier ministériel se trouvait être également une de ses relations. Ferdinand désirait consulter le dossier de la succession.

Le notaire, assis derrière son lourd bureau de bois sombre, avait chaussé ses lunettes de presbyte et ouvert le dossier d’une main gourmande. La voix grave, très conscient de la dignité de sa fonction, il avait parcouru les feuilles en les commentant. Au gré des informations, des dates et des noms, le notaire enlevait ses lunettes pour mieux divaguer du regard et lançait un « je me souviens » prometteur, mais qui s’avérait vite décevant.
Ferdinand avait quand même appris deux ou trois petites choses : la maison avait été achetée par monsieur et madame Pralin ; cette dernière était morte d’un cancer généralisé. Puis, monsieur Pralin était décédé à son tour plusieurs années après. Cause de la mort non précisée. Sûrement la vieillesse y était-elle pour quelque chose.

(…)

Solution du jeu :
- « Bonne » ligne 13
- « année » ligne 29

BONNE ANNÉE A TOUS !!!

Non classé | Commentaires fermés

Tous à vos agendas !

Ln Caillet aura le plaisir de rencontrer ses lecteurs et de présenter son dernier livre Le Collectionneur de maisons
paru aux éditions en Volume :
- le samedi 22 novembre 2014 de 14 heures à 19 heures au Carrefour des Créations à Loire sur Rhône ;
- le dimanche 30 novembre 2014 de 9 heures à 12 heures à la maison de la presse de Mornant ;
- le dimanche 14 décembre 2014 de 10 heures à 13 heures à la mairie de Mornant en compagnie des auteurs du coin!

Venez nombreux !

Non classé | Commentaires fermés

Le collectionneur de maisons vient de paraître!

C’est avec grand plaisir que je vous annonce la sortie de mon dernier livre : « Le collectionneur de maisons » aux éditions en Volume.

Le thème?

La famille et le poids de la lignée sur chacun d’entre nous. Nous vivons dans une société chaotique où la famille et son prolongement, la maison, sont devenus des refuges. Pourtant, contraintes, tensions, obligations et crises perturbent la vie de famille.

Alors pourquoi l’appartenance à une lignée est-elle aussi vitale ? Qu’est-ce qu’elle nous apporte d’aussi fondamental pour résister malgré les intempéries ?

J’ai eu envie de percer ce mystère, d’écrire une histoire sur la famille à travers le prisme de la maison. Ces maisons qui recèlent si bien nos vies.

Un résumé ?

Ferdinand Maréchal est une personne peu ordinaire. Agent immobilier, il profite de sa réussite professionnelle pour assouvir sa passion : il collectionne les maisons comme des timbres postes ou des moulins à café. Et comme toute collection, celle-ci cache quelque chose. Pire ! Et si sa vie n’était que collection ? Il rencontre des femmes, mais malgré sa bonne volonté, ne parvient jamais à les garder. Quand des crimes commencent à s’amonceler au gré de ses acquisitions, il se demande s’il n’est pas damné…

Une mise en bouche?

Prologue

La porte de la maison était ouverte. Il se vit entrer et refermer derrière lui. Aussitôt, une musique puissante l’assaillit : la Symphonie du Nouveau Monde d’Anton Dvorak, mouvement 4, Allegro con fuoco, premier thème. Il l’identifia comme s’il la connaissait.

Il l’écouta résonner au loin entre les murs. Il comprit instantanément : il était ici pour elle. Il devait faire taire cette musique. Trouver la source et l’éteindre.

Il traversa un couloir sombre qui semblait sans fin. Il avait confiance : la musique provenait de là. Tout au bout.

Tout au bout de ce couloir interminable.

Il atteignit une porte. Il l’ouvrit à la volée. La musique soudain amplifiée l’agressa. Éteindre le poste de radio ou l’appareil de CD ou la télévision… Faire taire la machine qui propageait le son.

Il pénétra dans la pièce. Il chercha. Elle était vide, totalement vide. Pas de meuble et que du blanc aux murs. Un vide aveuglant. Et pas d’appareil pour diffuser de la musique. Mais déjà, cette dernière s’était éloignée. Maintenant, elle semblait s’infiltrer sous une porte, la seule ouverture de cette pièce immaculée.

Envie d’en savoir plus?

http://editionsvolume.com/e-librairie/le-collectionneur-de-maisons-de-ln-caillet/

Vous y trouverez mon dossier de presse avec la présentation de mon livre, une biographie, une interview…

Le collectionneur de maisons
Éditions en volume, Paris, 2014
17,80 euros
sur les plateformes de vente la Fnac.com, amazon… et dans toutes les bonnes librairies.

Bonne lecture à tous !

Non classé | Commentaires fermés

Signatures insolites !

Quand jour de marché rime avec jour de lecture...

C’était vendredi matin à Mornant en compagnie de Claudine Séon (« La Fée », roman, 2014, claudine-seon-romanciere.webnode.fr), comme moi, écrivain du coin ! Un moment convivial pour un lieu de signatures insolite : à refaire! Alors, rendez-vous vendredi prochain, 9 heures, sur la place du marché de Mornant.
Entre la rôtisserie et le fromager, vous ne pouvez pas nous louper!

Non classé | Commentaires fermés

Extrait du Cri de la Gargouille

Une gargouille singulière pour un cri extraordinaire...

ETUDE D’UN CAS D’ESPECE

A – MILIEU NATUREL ET ADAPTATION

Muriel se regarde dans le miroir. Ses yeux deviennent de plus en plus inquisiteurs, presque méchants.
Le décolleté ? OK. Muriel vérifie quand même le réglage des bretelles de son soutien-gorge. Les épaules ? RAS. Pas de pellicules en vue. Pas de cheveux en perdition non plus. Le cou ? Voyons le cou…
Muriel se pince la peau et la fait rouler sous ses doigts.
A quoi ça sert tout ça ?! En plus, plus ça va et plus y’en a. Tu vois, si tu coupais là et encore là et si tu tires sur les côtés comme ça, ce serait par-fait…

Muriel ne peut cependant pas rester indéfiniment dans cette position, les mains pleines de peau. Elle se fait l’effet d’être un poulet dont on se préparerait à ronger le cou. Elle lâche prise et jette à son reflet un œil navré, prête à s’en détourner.

Soudain, l’eau du miroir se brouille et un œil immense apparaît. L’iris est bleu mais qui sait ce qui se cache derrière la lentille de couleur ?! La paupière est largement ensablée et les cils, nourris, allongés, épaissis, recourbés, ressemblent plus que jamais aux poils d’un balai-brosse.
L’œil se déplace lentement mais la pupille refuse de suivre le mouvement. Elle s’accroche à un angle et disparaît presque sous la paupière. Puis, l’image se brouille à nouveau et le buste de Muriel réapparaît. La femme sourit.

Ouf ! J’ai bien cru que c’était encore une ride. Mais, non ! Juste un cheveu. Tout va bien…

- Chérie ? Les enfants sont prêts, la voiture est chargée. On n’attend plus que toi pour partir.
- J’arrive ! J’arrive !

Muriel descend l’escalier sans se presser. Elle ajuste sa veste, vérifie le tombé de sa jupe. A mi-parcours, elle stoppe net.

- Alain ? Tu as pensé à prendre mon vanity-case et mon sèche-cheveux ?
- Rassure-toi, mon lapin, tout est dans la voiture.

Muriel claque des doigts ce qui est un exploit vu la longueur de ses ongles.

- Zut ! Mes limes à ongles : j’ai failli les oublier. Il faut que je remonte. Oh, quelle guigne ! Poussin joli, tu veux bien…

- Mais bien sûr, mon canard en sucre. De toute façon, il fallait que je retourne à l’étage dans la chambre de petit Pierre. il a oublié Doudou Tortue et Doudou jaune. On ne peut pas partir sans eux. Tes limes à ongles sont toujours dans le tiroir gauche de la salle de bain ? demande Alain déjà en haut de l’escalier.

Muriel, elle, est en bas et, sans se retourner ni s’arrêter, crie :

- Oui, sûrement. Enfin, s’il n’y en a plus, il faut regarder dans la réserve, dans l’arrière-cuisine. Tu cherches.

*

- Ouf ! Enfin arrivés, lance Muriel en abaissant son pare-soleil.

Vite, elle vérifie l’état de sa coiffure. Simple réflexe : de toute façon, en voiture, elle interdit à quiconque de baisser sa vitre. Donc, pas de risque que le vent vienne saccager sa mise en plis. Elle s’appesantit davantage sur son maquillage. Une petite retouche de fond de teint par ci, une couche de gloss par là. Parfait.

- Et qu’est-ce qu’on dit au chauffeur ?! braille Alain en regardant dans son rétroviseur.
- Hip ! Hip ! Hip ! Hourra pour Papa ! hurle petit Pierre complètement déchaîné à l’arrière de la voiture.

De fait, il manifeste sa joie en lardant de coups de pieds vigoureux le dossier du siège de son père. A côté de lui, sa grande sœur, Aurélie, quinze ans, est manifestement exaspérée. Depuis le départ, elle a chaussé ses écouteurs et tenté de se noyer le cerveau dans le rythme et les tonalités d’une musique de fou. Elle s’est calée dans son coin, les pieds sur la banquette, en position fœtale et la tête résolument tournée vers l’extérieur. Elle a pensé fort à Kikounette, sa meilleure amie-à-la-mort-à-la-vie et à Jeff, son mec, son « kiff », son âme sœur. Mais là, les larmes sont venues toutes seules. Trois semaines sans le voir, ça va être l’enfer ! C’est obligé : elle va en perdre l’appétit et le sommeil. Elle va mourir avec un seul « r » parce qu’on ne meurt qu’une fois.

Alors oui, elle a de quoi être carrément furieuse. Elle compte bien faire payer à ses parents cet exil mortel.

- Espèce de petit crétin ! Si tu continues, je te claque la tronche, c’est clair ?! hurle-t-elle dans les oreilles de son frère. Putain de trou de merde ! Mais qu’est-ce qu’on est venu faire encore ici, hein ?! Dire qu’on va se faire chier pendant trois putains de semaines, ça me rend malade !

- Aurélie, ma chérie, je t’ai déjà dit que je n’aimais pas que tu parles de cette façon. Ces mots sont tellement vilains dans ta bouche, répond calmement le père. De plus, tu dois respecter ton frère même s’il est plus petit que toi. Enfin, n’oublie pas que tu es un exemple pour lui et qu’il apprend la vie par ta bouche. Et puis, nous avons déjà eu une discussion au sujet de ces vacances, mon poussin d’amour. Il nous a paru important, à ta mère et à moi, que cette année encore – sans doute la dernière, compte tenu de ton âge – nous passions du temps tous ensemble, en famille.

- La famille, quelle putain de connerie ! murmure Aurélie tout en chaussant à nouveau ses écouteurs.

- Je te demande pardon, ma puce ? Tu voulais ajouter quelque chose ? demande son père l’air concerné.

La mère, elle, ne s’intéresse pas à la conversation. Elle a ouvert la portière et semble préoccupée. Elle considère alternativement l’herbe folle parsemée de touffes d’orties et de bouses de vaches et ses escarpins à talons hauts.

Alain se plante au milieu du champ et lève les bras bien haut vers le ciel. Il inspire. Il expire. Puis, je plie les genoux et je recommence !

- Ah ! Quel air vivifiant ! Quel bonheur ! Dire que nous avons trois semaines devant nous pour profiter de cette cure de jouvence.

Petit Pierre, sept ans quand même, bondit à son tour et s’écrie le plus naturellement du monde :

- Putain, qu’est-ce qu’on va se mettre !

Envie d’en lire plus ?
C’était un extrait du cri de la Gargouille paru aux éditions EDILIVRE.

Non classé | Commentaires fermés